Festival Photo de La Gacilly
Créé en 2004, le Festival Photo La Gacilly est devenu le plus grand Festival Photo en plein air d’Europe accueillant plus de 300 000 visiteurs. Chaque été, pendant 4 mois, le village breton de La Gacilly se transforme en véritable galerie d’exposition à ciel ouvert, accessible à toutes et tous, et ce gratuitement. Les toiles avoisinant parfois 80 mètres carré habillent ainsi les rues, les jardins et les venelles de La Gacilly, métamorphosé en « village dans les images », dont le magnifique patrimoine bâti offre un écrin parfait aux plus de 800 images exposées autant qu’il est valorisé par les œuvres des photographes présentés. L’espace public devient un espace scénique, partagé et accessible à tous, gratuitement. Le Festival Photo peut ainsi se prévaloir d’être suivi par un public de fidèles connaisseurs autant que par un public de complets néophytes. Il bénéficie auprès de ses publics variés d’un capital sympathie fort et constant.
S.Brodin
2/5/20263 min read
Festival Photo La Gacilly pour sa 23e édition « 1826 - 2026 : La photographie, une aventure française »
du 1 juin au 4 octobre.
C’était il y a tout juste 200 ans
En ce matin d’été, dans un ciel sans nuage, les premières lueurs du soleil viennent illuminer les toits du petit village de Saint-Loup-de-Varennes, en Bourgogne, à quelques kilomètres de Chalon-sur-Saône. Au dernier étage de sa propriété du Gras, un homme, le dos courbé, ouvre sa fenêtre et pointe l’objectif d’une caméra, qu’il a confectionnée de bric et de broc, vers le paysage qui s’étend devant lui. Il sent que, cette fois-ci, la chance est avec lui. L’appareil ne doit plus bouger durant au moins huit heures. Nicéphore Niépce a 61 ans et il patiente, sûr du résultat, se remémorant de longues années de recherche. Il a plus l’allure d’un notable que d’un savant excentrique. Et pourtant. Cet homme a connu les grandes heures de la Révolution et de l’Empire. Il s’est nourri des idées du progrès, des besoins technologiques d’une industrie naissante. Il a dans le sang et dans l’esprit ce goût pour la science, une boulimie innée pour les inventions qui bouleverseront les sociétés futures. Avec son frère Claude, il a déjà trouvé un moyen d’extraire le sucre à partir de la betterave, il a cultivé une nouvelle fibre qui peut remplacer le coton, et il a mis au point, en 1807, le pyréolophore, un moteur avant-gardiste qui assure la propulsion d’un bateau en aspirant et recrachant l’eau.
Depuis longtemps, cet érudit connaît le principe de la camera obscura, décrit depuis l’Antiquité : si l’on perce un trou dans une boîte noire plongée dans l’obscurité, l’image renversée de la scène extérieure se reflète sur la paroi opposée. Nos boîtiers d’appareils photographiques fonctionnent toujours ainsi. Niépce a eu l’idée, simple au premier abord, de chercher à obtenir une image par l’action de la lumière et de la « fixer » sur un support, de la rendre visible de façon permanente. Dix années d’expérimentations et de recherches n’ont pas eu raison de sa persévérance. Et, ce jour-là, il a eu une idée de génie. Il a placé à l’intérieur de son appareil une plaque d’étain recouverte de bitume de Judée, une sorte de goudron naturel. Dans l’après-midi, il la retire avec précaution et fébrilité, la lave dans un bain d’essence de lavande diluée qui dissout les parties n’ayant pas reçu la lumière. Il l’observe et son visage s’irradie : tout est sombre, le résultat est difficile à déchiffrer, mais on distingue un pigeonnier à gauche, un arbre dans le prolongement d’un toit, une cour, et le ciel, très pâle, au loin. Nous sommes en 1826. Un monde nouveau vient de naître, qui va bouleverser nos habitudes, jusqu’alors marquées par la civilisation de l’écrit. Dans la campagne française, Nicéphore Niépce vient d’inventer la photographie.
La suite en image à La Gacilly...
Sortie au Festival Photo La Gacilly pour sa 22e édition « So British ! » avec une trentaine de membres du Kiosque à images.
Journée très joviale autour de l’humour britannique mêlé à celui des membres !



Clap de fin pour 2025:
Après quatre mois d’émerveillement, de rencontres et de découvertes, notre 22ᵉ édition ferme ses portes.
✨ 𝘌𝘵 𝘲𝘶𝘦𝘭𝘭𝘦 𝘢𝘷𝘦𝘯𝘵𝘶𝘳𝘦 ! ✨
Près de 350 000 festivaliers ont arpenté les venelles et les jardins de La Gacilly pour célébrer la photographie, la nature et la créativité britannique.
Votre curiosité, vos regards et vos sourires ont fait de cette édition un record et un souvenir inoubliable 💫
Un immense merci à notre équipe passionnée, à nos bénévoles extraordinaires et à nos précieux partenaires et mécènes : grâce à vous, le Festival Photo La Gacilly continue d’exister et de rester gratuit et ouvert à toutes et tous ❤
📸 À l’année prochaine pour une nouvelle édition pleine d’émotions et de découvertes !
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