Menil image à Ménil du 14 au 16 mai 2016

MENIL IMAGES AFFICHE 2016

Menil'image se profile à l'horizon. Il se déroulera cette année du 14 au 16 Mai.
Au programme, une exposition en plein air sur les murs de notre très beau village : Menil'image vous permettra de découvrir les monuments du village et d'admirer les photos prises par les membres du club.
Nous avons l'honneur d ’accueillir une superbe exposition de Jean Manuel Simoes . Elle est en partenariat avec le Press'tiv@INFO du Pays de Château-Gontier ; intitulée «35,4 km  » elle met en lumière la vie et la misère autour du périphérique parisien.

Une autre, récemment présentée au festival de la Gacilly, intitulée «Regard sur les USA » est l’œuvre d'un collectif de photographes européens. Elle vous fera découvrir l'Amérique grâce à de superbes photos de paysages.

Un autre événement à ne manquer sous aucun prétexte c'est l'hommage que Frédéric Bir  rendra à son père Victor Bir photographe du club photo du pays nantais. Cette exposition à deux têtes sera l'occasion de découvrir le Portugal grâce à deux reportages photographiques fait à des époques différentes. 

Beaucoup de magnifiques photos à voir dans un cadre verdoyant et reposant.

Quelques renseignements :

Possibilités de se restaurer à la guinguette du bac

Entrée gratuite

Tel : 0243078080

Port : 0634132830

Avec le Press’tiv@l INFO, le périph’ parisien et Jean-Manuel Simoes invités d’honneur de Ménil Images

photos issue de lexpo de jean manuel Simoes 35.4 km

Dans le cadre de l’édition 2016 de Ménil Images, manifestation organisée par Kiosque@images, le Press’tiv@l INFO du Pays de Château-Gontier apporte son soutien à la manifestation. Ce partenariat existe maintenant depuis plusieurs années et, une nouvelle fois, c’est un fidèle des actions du SCOOP d’Angers jadis et désormais du Festival Mayennais du journalisme qui est l’invité d’honneur de Ménil Images, le photographe Jean-Manuel Simoes. Une occasion unique de revoir une exposition souvent primée : « 35,4 »… Elle avait été dévoilée dans les premières fois entre novembre 2006 et janvier 2007 à l’Hôtel de Ville et de Pays de Château-Gontier.

« 35,4 km... » C’est précisément la longueur du périphérique parisien, célèbre boulevard circulaire qui, en 2005, souffla ses trente bougies, et qui pour les urbanistes est une authentique success-story. C’est la route la plus fréquentée d’Europe au kilomètre carré, avec un passage moyen supérieur à un million de véhicules par jour. Si fréquenté et si connu que l’on finit par ne plus le voir à force de l’avoir toujours sous les yeux. Au cours de l’hiver 2003, un homme y est mort de froid. Un homme est mort de froid alors que plus d’un million d’automobilistes sont passés à côté de lui. Il était l’un de ces nombreux "exclus" qui y élisent domicile. Pour les associations, ils seraient près d’un millier ! Un millier de personnes avec pour compagnie ce million de véhicules.

Jean-Manuel Simoes écrivait aussi à cette époque : « En 2002 en devenant papa, j’ai decidé de ne plus m’absorber dans des reportages lointains pour me consacrer à cette nouvelle vie. J’ai donc commencé à regarder le monde près de chez moi, à Paris, et j’y ai vu une misère que, pendant des années, j’étais allé photographier ailleurs. Dès ce moment, j’ai arpenté le périphérique, territoire qui m’apparaissait comme contrasté, vierge et sinistre, à la découverte de ces vies faites de drames humains. J’ignore combien de personnes y vivent tant les hébergements sont précaires et éphémères mais à force d’y aller, j’ai découvert un autre monde. Le périphérique n’est pas une route comme les autres car en le traçant, les urbanistes ont dressé une véritable frontière. Frontière géographique tout autant que frontière sociale. Il y a le " In " et le " Out" et la rupture entre la capitale et sa banlieue n’est pas progressive, elle est violente ! » Avec la même intensité, celle de l’instant T  du reportage, ce grand photographe récompensé dans les plus prestigieux festivals (dont un Prix du Pays de Château-Gontier lors du SCOOP d’Angers) écrit encore : « Mon travail ne vise pas à raconter, à documenter, la vie de ces personnes “SDF” qui hélas ne représentent qu’une infime partie de la précarité contemporaine. Avec le temps, il s’inscrit davantage dans une observation de la société qui m’entoure et de son évolution à travers cette notion de frontière urbaine et sociale » A l’occasion des dix ans de sa petite fille, il ponctuait aussi : « Je ne peux que la remercier de m’avoir donné le courage de regarder le monde en face. “

La venue de ce grand nom de la photographie est espérée à l’occasion du vernissage des expositions. Il a donné son accord de principe, seul un reportage pourrait empêcher son déplacement.

Qui est Jean-Manuel Simoes ?

Né en 1964 en banlieue parisienne, de double culture franco-portugaise, Jean-Manuel Simoes a commencé sa carrière dans la photographie à l’âge de trente-trois ans. Un intérêt marqué pour l’humain a orienté sa démarche tout d’abord vers le reportage et la presse. Depuis plusieurs années, Jean-Manuel s’investit dans une photographie de proximité, hors de l’actualité et du sensationnel, sur des thématiques de société.

Prix de la Photographie Documentaire, Prix de l’Enquête, Prix Spécial du Jury au Festival du Scoop, nominé au prix du Correspondant de Guerre de Bayeux, au prix Kodak de la Photographie de Paysage, au prix AFP-Bendrihem de la Photographie Politique ; expositions au Chelsea Center for the Arts de New-York, à l’Abbaye de Neumünster de Luxembourg, à la galerie Photo4 et la galerie Lucie Weill à Paris ; projections au Festival Visa pour l’Image de Perpignan, Images Singulières de Sète, Festival International de l’Image Environnementale pendant les Rencontres d’Arles. Il a publié Springstine sur Seine et La ville à trois vitesses (avec Jacques Donzelot aux Éditions de la Villette).

Caractéristiques de l’exposition :

-          53 photographies couleurs au total, composent « 36.4 km »

-          9 photos (1.20 x 78)

-          28 photos (80 x 52)

-          16 photos ( 60 x 39)

Légende photo : Plus de dix après, cette image extraite de l’exposition : « 35,4 » reste plus que jamais d’actualité… (Photo : Jean-Manuel Simoes)